Cette âme

âme

Cette âme suspecte
Emplie de tristesse
Hurle son tourment
Sa vie décomposée

Mes saignées lacrymales
Ces vertiges mémoriels
Pensées qui m’affectent
Aux virages de ma voie

Qu’importe.

L’origine de mon mal
N’est autre que ces mains sales
Ces actes abjectes
Et ces passions que je caresse

Comment oser poser
Genoux à terre, sans foi
Laisser partir, pour morte
Cette âme vers l’infecte

Et fermer la porte.

Quelle défaite de l’intellect
Ce mauvais tournant
Avoir souffert tout ce temps
Et rater le final

Des années de dédale
Interdit d’allégresse
À craindre que le ciel
Sous Ses ordres, ne s’ouvre

Et m’emporte.

Ici mon cœur se fend
D’une faille immatérielle
D’un passé qui objecte
Ce présent qui attend

D’un venin cérébral
Je me replis, m’affaisse
Sur ces souvenirs, ces nausées
Qui m’enferme en mon local

En cloporte.

Ce noir qui m’escorte
Est verbe de mon dialecte
Qui ne laisse se reposer
Mes viscères, mon sang

Je reste la proie
De ces cauchemars réels
Ces nuages qui me couvrent
Mais je lutte pour que progresse

Cette âme forte que je n’arrive à nettoyer un logement après la mort.