Les larmes de la Citadelle

Les larmes de la Citadelle À découvrir sur mon recueil “Petits Poèmes Tranchants et Rimes Indigestes”… Jalousée, combattue, pour ta lumière Les fauves se piétinent pour te tuer Assiégée, ils se sont rués Tu pleures certes tes enfants au cimetière… Accéder au poème

Blessure ouverte

Blessure ouverte Où est mon âme, j’ai perdu ma chaire Un an me damne, d’hiver en hiver Ces beaux souvenirs me sont si durs Quant aux devenirs, qu’auront-ils comme allure ? Je pleure chaque jour, terrorisé par demain Si meurt mon amour je ne serai plus rien J’entends vos voix, je ne touche que mes larmes Je ne suis certes que proie d’une vie qui charme J’ai été trompé, leurré par le diable Il m’a chanté ses vers, ses conseils si peu fiables J’ai trébuché, changeant de trajectoire, quelle erreur Mon âme sur le bucher, se lamente dans l’horreur. Vie de...

Ivresse…

Ivresse… Cette vie de roses et de soie Est cirrhose de ma foi Ronge mon âme, chaque jour J’attends d’en mourir à mon tour Son parfum et sa douceur M’empoisonnent sans douleur Alors qu’en foisonnent ses fruits Noirs, telle la suie Cette vie n’est qu’une nuit Tout juste une pluie Infime, brève Elle n’a ni joie ni trêve Elle ne sert qu’à ma mort Mais je ne suis pas assez fort Je la vis, je la bois La traque comme une proie Cette vie d’envies En dents de scie, me ravit J’en pleure mais je l’aime Je meurs dans ses poèmes Cette vie m’a...

Combustion

Combustion Qu’ai-je amassé en cette vie ? Du sable et de la poussière Nourriture de mes envies Excitations de cette Terre Ici-bas tout me sourit Surtout mes péchés, mes sombres œuvres Le temps glisse telle une couleuvre Et doucement mon cœur pourrit D’une jouissance éphémère J’ai agrémenté mon destin Pour qu’enfin sous terre Finissent dévorés mes intestins Tout brille ici, de mille feux Feux d’un Enfer futur J’ai fertilisé mes cultures De fruits maudits, hideux J’ai perdu mes amis Par les stratagèmes de l’ennemi Plus de salam ni sourire Malgré des...

Mardi noir…

Mardi noir… Vivant le matin Détruit au soir Toi qui croyais tes espoirs Drapés de satin… J’ai marché, mort-vivant Dans les bus et les gares Pensant qu’au jour suivant S’éteindra mon regard Le cœur béant Cicatrice ouverte Donnant sur le néant Un futur inerte Foudroyé par l’éclair Déchiré en ma chair Blessé, en état de choc La tête baissée, je suffoque… Nul mot ne pourra Exorciser ces temps Mon cœur, à jamais en sang Prosterné, Te louera J’écris donc je suis Vivant et toujours soumis Même si mon sourire me fuit Après la mort, il m’est...
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